Il y a mille et une façons d’expliquer en quoi les marchés sont des conversations.
La semaine dernière lors d’un séminaire sur l’état de l’art du marketing multi-canal, j’ai découvert ce spot de la division advertising de Microsoft:
Un petit bijou d’humour et de pédagogie qui a deux ans déjà…
Communiquer, c’est une série d’actions souvent très descendantes et malheureusement fortement éloignées d’un véritable dialogue.
Comme le souligne ce spot, nos publics veulent converser, dialoguer tout simplement pour être, enfin, considérés.
En effet, si notre public a le sentiment que nous nous adressons à lui comme aux autres, alors en quoi lui offrons-nous une solution vraiment attractive et différenciante qui lui corresponde et que l’on ne retrouvera pas de sitôt ?
Si nous préférons parler de conversations en lieu et place de la communication, c’est qu’il faut bien avoir à l’esprit que l’efficacité et la crédibilité de nos campagnes est à ce prix.
Dans notre domaine, celui du téléphone, nous avons un média qui est par nature conversationnel; c’est sans doute pourquoi il y a déjà plus de dix ans que nous parlons de conversation et non plus de communication et encore moins de publicité!
David Siarri, président 5e Agence

Samedi 31 Octobre 2009, nous avons organisé notre traditionnel « Big Saturday$ ».
Le principe ? Les 200 vendeurs de l’agence sont présents de 9H30 à 17H30 pour tenter de remporter des challenges primés immédiatement sous forme de chèques cadeau : 2500€ ont donc été distribués à 17H30 aux meilleurs vendeurs de la journée !
Par ailleurs, à la 5e Agence, nous avons l’habitude de fêter Halloween, une sorte de de carnaval interne. Du coup cette année ; le calendrier nous a conduit à faire coup double !
Parce que vendre c’est aussi sourire, ne voyez donc pas là exclusivement de la légéreté !

Pourquoi avoir instaure un samedi comme le plus important de l’année ?
C’est un fait, il s’agit bien d’une opération de communication interne et externe.Il s’agit de mettre en avant la valeur « détermination » que nous avons souhaitée mettre au coeur de l’Agence avec celles de la créativité et de l’expertise.
La détermination, c’est le talent qu’il faut pour venir plus de 20 samedi dans l’année afin respecter nos engagements auprès de nos clients annonceurs, et faire convenablement notre métier. Or celui-ci consiste à joindre les gens le plus exhaustivement possible !
C’est la raison technique principale de l’effort du samedi : plus de 30 % des foyers sont injoignables aux heures de travail de la semaine. Comment pourrions-nous priver nos annonceurs de 30 % de leur marché ?
Le travail du week end fait débat en France et ne se retrouve pas comme une habitude dans le comportement de l’homo-économicus gaulois ! Issu de la distribution, ayant eu des parents commerçants, je n’ai jamais eu de questionnement particulier sur ce sujet jusqu’à ce que je devienne père de 3 enfants.
Il est vrai que lorsque je pars au bureau le samedi pour la matinée, voire jusqu’au milieu de l’après-midi, je me pose des questions sur le sens que cela peut avoir de ne pas être auprès de ses enfants. Je ne ferais pas cas de ce questionnement, ce n’est pas le lieu, mais par contre je voudrais dire deux choses.
La première est que je suis fier de cet effort réalisé par notre équipe, plus ou moins naturel pour les uns ou les autres ! Fier et donc reconnaissant à toute l’équipe de l’Agence. Fierté et reconnaissance… voilà de quoi avoir le coeur rempli pour ces quelques heures de travail en plus de celles de toute une semaine !
Par ailleurs, disons-le, je me dis que nous sommes malins ! Peu de nos confrères spécialistes de l’émission d’appel font cet effort ! Le samedi nous permet de joindre des personnes faiblement exposées à la télé-vente et qui ont peu d’occasion de faire du shopping puisqu’elles sont pratiquement injoignables en semaine, prises par leur travail et les temps de trajet.
Je ne sais pas pour vous, mais cette idée d’être fier et malin le samedi matin, pendant que la plupart de nos concurrents se reposent, ça me plait ! Apprendre à mes enfants que les choses s’obtiennent tout autant par l’esprit que la quantité de l’effort, ça aussi, ça me plait !

Je vous ai déja fait cas de notre propre marketing mix des 4C pour Concept, Conversation, Communauté et Canaux. Je souhaite aujourd’hui revenir sur la notion de communauté et des deux spécificités qui en découlent.
La première concerne le fait d’avoir délibérément choisi d’inclure dans la méthodologie de notre mix le client et les cibles marketing.
La seconde réside justement dans le fait de les considérer comme des communautés et non pas de les désigner comme des cibles ou des clients, ce qui du point de vue de la sémantique – et donc de l’esprit ! n’est pas une simple posture de mode !
Ces deux spécificités sont finalement le fruit d’une même nécessité, celle de la cohérence par rapport à deux constats, celui de l’individualisation et celui du bouche à oreille digitalisé.
Celui de l’individualisation tout d’abord, avec des dispositifs marketing qui tournent tous autour du client afin de le comprendre, d’attirer son attention, de le séduire, de le satisfaire, et surtout de le garder. C’est une démarche tellement nécessaire qu’elle commencé par conduire les marchés à fournir aux clients quelques solutions puis à en développer d’encore plus nombreuses, pour se diriger désormais vers sa propre solution … La communication commerciale est déjà trés avancée dans ce domaine et nulle entreprise ne se passe désormais d’une base de donnée marketing qui permette d’individualiser ses messages et d’analyser le comportement de ses clients.
Le deuxième constat concerne le bouche à oreille digitalisé. En 15 ans, les réseaux se sont installés, fournissant ainsi aux clients la possibilité de s’informer, de communiquer comme jamais. Dans plus de 65% des cas, ils consomment ou ne consomment pas en se connectant en communautés de toutes natures (familiales, amicales, experts, utilisateurs, lecteurs) qui échangent entre elles sur tous sujets qu’ils soient politiques, technologiques, philosophiques ou liés à la consommation. Désormais ces communautés se retrouvent dans une nouvelle forme de collaboration/compétition sur la qualité de leurs échanges, la pertinence du fond, leur accessibilité, et surtout du nombre d’individus les rejoignant ou consultant leurs contributions.
Mais ce n’est finalement que l’évolution la plus récente et la plus sophistiquée de l’élément le plus discriminant pour le succès d’un marketing de bouche à oreille (BAO). C’est de tout temps que les avis de sa famille, de ses amis, de ses collègues de travail sont décisifs sur l’opinion à l’égard d’une solution ou de l’achat effectif d’un produit. Une réalité communautaire qui précède largement celle du web.
En conséquence, comment pourrions-nous faire acte de cohérence méthodologique sans inclure plus immédiatement le client dans le mix marketing (un client, un produit, un profil en base donnée) en le regardant sous l’angle de ses communautés ?
David Siarri, Président 5e Agence

Stephen Brown est une polémique à lui seul.
Enseignant, chercheur et auteur Irlandais, il n’hésite pas à mettre à mal toute l’histoire et les fondamentaux du marketing, y compris le statut de commandeur de Philip Kotler et se présente comme le chef de file des Post marketeurs …
Une des clés principales de son raisonnement est que l’hyper concurrence ayant mis le client au centre de toutes les organisations, il faut maintenant l’en sortir ! Bien sûr, il nuance son propos en expliquant que tout est affaire de dosage, d’aller-retour entre le marketing client et le marketing « anti-client »!
Selon Stephen Brown, les marketeurs aiment trop leurs clients… au point de se retrouver dans un cercle vicieux ! Plus ils donnent, moins le client apprécie ; plus ils satisfont à ses exigences, plus les attentes de celui-ci sont élevées; plus ils se prosternent, plus le client les dédaigne ! Finalement, les marketeurs n’y croient plus eux-même, avec pour conséquence des repercussions sur la performance de leur offre produit !
Brown propose alors d’aller contre la tendance, contre cette obsession, cette convention de la satisfaction client comme finalité du marketing. Il propose pour cela un tryptique qui consiste à restreindre, raconter et répandre son offre : il s’agit non seulement de la rendre éphémère et quantitativement limitée (voire d’organiser sa pénurie) mais surtout de la faire percevoir sous un prisme mystérieux, exclusif et élitiste. Enfin il s’agit d’organiser une mise en avant plus qu’excessive façon Barnum au sens littérale et cynique !
Il développe son idée autour du dispositif T-E-A-S-E et de l’exemple d’Harry Potter : la Truculence (le manuscrit enfermé dans une chambre forte), l’Exclusivité (des éditions limitées en grec ancien et en latin, le phénomène de la pénurie), l’Amplification (les excès médiatiques en tous genres), le Suspense (rumeurs sur l’intrigue savamment dosées) et l’Espièglerie (les livres sont divertissants, les réactions, le marketing le sont aussi…).

Son raisonnement est avant tout très tactique.
Le dispositif TEASE colle parfaitement aux actions que nous sommes amenés à déployer pour recruter et fidéliser les clients de nos annonceurs, ce qui m’amène à penser que le curseur marketing « anti-client » versus « marketing client » colle au cycle recrutement, conversion, fidélisation, partenariat.
Pour autant le raisonnement de Brown est aussi très stratégique.
Le TEASE colle aussi aux réalités du moment où l’on voit bien qu’après avoir multiplié les lancements de produit pour maintenir ou prendre des parts de marché, après avoir fait le nécessaire pour vendre le plus possible à chacun, il faut désormais revenir à la source de la séduction où (c’est un lieu commun !) se faire désirer ne consiste pas à s’offrir d’un bloc mais bien à manier le refus avec subtilité !
Cet esprit de la séduction suppose plus de créativité, de folie, d’inventivité, de détermination et disons-le d’agressivité ; En un mot de passion ! Il est vrai que le marketing selon Philippe Kotler est éminemment technocratique, méthodologique: c’est sa force mais aussi sa limite !
Stephen Brown utilise par ailleurs un vocabulaire peu consensuel. Il propose par exemple de passer d’une situation où le client chasse les produits à son opposé : les produits chassent le client ! Il nous parle de nouvelle « souricière » pour un client qui connait, décode le système mais qui a toujours plus envie de « fromage » !
Deux visions, deux styles.
Je pense que Philippe Kotler nous enseigne une vision produit et client du 20e siècle, là où Stephen Brown observe les pratiques issues des produits à succès de cette fin et début de siècle !
Kotler structure le management afin que chaque particule de l’entreprise permette de satisfaire le client, là où Brown estime que la qualité produit étant un pré-requis fondamental, il nous sensibilise prioritairement à la guérilla passionnelle que doit conduire une organisation pour émerger ou rester en vie…..
Sa critique constructive du marketing conventionnel, lui conférant une capacité organisationnelle qui ne doit pas pour autant conduire à se complaire dans un conformisme lénifiant pour le client sous le prétexte de le satisfaire, me fait pencher vers Brown.
Il propose une formidable synthèse entre le pragmatisme et le créativisme au travers d’une méthodologie narrative qui fait la place belle au Story Telling, phénomène que je ne manquerai pas d’évoquer sous peu car il est au coeur du savoir-faire de l’agence !
David Siarri président 5eme Agence.
Vous souhaitez découvrir ces deux auteurs ?
Stephen Brown : http://www.sfxbrown.com/
Philippe Kotler : http://www.kotlermarketing.com/

- Le télémarketing premier canal en dépenses de marketing direct au Etats Unis.
Malgré la « do not call list » (DNCL) instaurée en Amérique depuis 2005 (il est formellement interdit de joindre un particulier s’étant inscrit sur cette liste), selon la DMA (Direct Marketing Association), le télémarketing s’est installé sur le marché américain comme la première dépense de marketing.
Gardons à l’esprit que le parti pris du marketing direct est d’obtenir des cycles de retour sur investissement (ROI : return of investment) les plus immédiats possibles. De là à en déduire que si le télémarketing est en tête des dépenses, c’est qu’il est le canal le plus rentable, il n’y a qu’un pas que je franchis sans état d’âme !
Mais la véritable question est pourquoi ? Oui, pourquoi la conversation par téléphone (que je préfère aux terminologies de télémarketing, call center ou centre d’appel) est-elle rentable ?
Parce que converser par téléphone est l’acte le plus onéreux au contact ? Que la durée moyenne du contact peut régulièrement dépasser les 8 minutes ? Et bien il y a de cela. Mais l’élément principal qui explique cette efficacité économique, c’est l’individualisation. Et je parle bien d’individualisation et non pas de personnalisation.
Personnaliser les messages, c’est les rendre nominaux, pertinents au sens de proposer aux bonnes personnes la bonne offre. L’individualisation va beaucoup plus loin. L’individualisation, c’est proposer une offre sur mesure, c’est lever les interrogations de l’instant qui précéde l’acte d’achat ou de ré-achat ; c’est manifester une vraie reconnaissance, une véritable envie de satisfaire ; c’est aussi et surtout parler, parler de ses émotions, de son plaisir, de son inquiétude et parfois de sa colère. L’individualisation, c’est aussi parler de soi, de l’autre, prendre des nouvelles, dire un mot gentil… L’individualisation, c’est parler tout simplement !
Malgré les progrès des logiciels, ces derniers ne remplaceront pas de si tôt les individus dans ce niveau d’échange, dans ce besoin d’individualisation. Il y a 10 ans déjà le clue train manifesto (http://www.cluetrain.com/manifeste.html) affirmait que les marchés étaient en substance des conversations. Le web a relié entre eux des millions d’individus, d’acteurs, d’organisations mais auparavant le téléphone en supprimant les déplacements a permis de massifier et de multiplier les conversations. Il est de ce point de vue encore à ce jour le premier des réseaux, le premier des canaux. Il l’est dans l’économie comme dans la vie et c’est pour cela que nous y croyons !
Depuis le 1er jour (10 ans en Novembre !) la 5e Agence a positionné ses prestations et la relation financière avec ses annonceurs sur un modèle de profit voire de facturation indexé sur des résultats rentables.
Depuis le 1er jour, contrairement aux us et coutumes de notre secteur d’activité, nous avons choisi de facturer nos 12 000 conversations quotidiennes, notre reflexion marketing, notre savoir-faire technologique à la commission.
Pourquoi ? Parce que nous y croyons vraiment !
Regardez attentivement ce clip de présentation des deux applications Iphone de Starbuck mis en ligne sur iTunes aux Etats -Unis.Vous avez sous vos yeux les bases des futures cartes de fidélité et sans doute de paiement pour les banques!
Ce mois d’cctobre, une norme de web coupon a été lancée en France (www.sogec-magasins.fr/images/Webcoupon_SOGEC.pdf) qui permettra de diffuser plus intelligemment les offres des industriels.
Le 10 juillet dernier, la Banque Populaire a sorti une application permettant d’accéder à ses comptes …
Tout semble réuni pour qu’une carte de fidélité ou de paiement soit digitalisée!
Premier constat : il n’y avait rien de plus commun que le support physique d’une carte de fidélité, tout comme souvent, ses programmes associés… Demain, il faudra proposer une application ergonomique, pratique et un programme à la hauteur de cette nouvelle donne !
Second constat : il sera plus naturel pour le titulaire de la carte de joindre directement le service client, pour écrire comme pour téléphoner, et plus certain en conséquence que le feed back via la fonction push des smartphones soit consultée…

L'entrée du magasin Nespresso des Champs Elysées
La semaine dernière, en me rendant au salon du Ecommerce, j’ai fait un petit saut sur la plus belle avenue du monde, les Champs-Elysées, et j’en ai profité pour aller observer d’un peu plus près le somptueux magasin de Nespresso. Une occasion idéale pour inaugurer ici la rubrique étude de cas de marketing multicanal !
Chez Nespresso, chaque canal est autant une façon de distribuer le produit, que de « raconter » l’histoire du concept ou encore de consolider l’image de marque.
Si j’avais à proposer une définition du marketing multicanal, j’insisterais beaucoup sur cette superposition, sur cette cohérence entre les canaux qui doivent vous permettre de simultanément vendre, raconter et émouvoir.
Plus en amont de la stratégie, le cas Nespresso illustre parfaitement la nécessité actuelle de faire vivre une expérience à ses consommateurs et de leur fournir clé en main un univers complet.
Nespresso a redéfini, redessiné le marché du café au point de l’avoir complètement métamorphosé, en introduisant massivement les codes du luxe sur ce marché.
En pénétrant dans le vaisseau amiral des Champs Elysées j’ai été frappé par l’aménagement permettant aux conseillères de recevoir la clientèle : vous constaterez qu’il reprend les aménagements des magasins de haute joaillerie!

Aménagement interieur magasin Nespresso

le temple du café
Une autre caractéristique de Nespresso, c’est aussi son intégration réussie des technologies dans leurs magasins pour expliquer & mettre en scène les produits.
Vous trouverez ci dessous un clip sur l’intégration de la technologie surface de Microsoft sur un comptoir de stand Nespresso ainsi qu’un exemple de présentation multimédia en magasin.

De l'utilisation des technologies en point de vente.
Chez Nespresso, l’utilisation des technologies vise aussi à renforcer l’efficacité du service : ainsi par exemple, les membres de son club de fidèles gagnent un temps précieux en caisse en utilisant leur cartes à puce RFID :
En déposant simplement la carte sur le guichet, le conseiller peut vous appeler par votre nom bien sûr, mais aussi vous proposer un réassort conforme à votre dernière commande… du grand art au niveau CRM !
De mon point de vue, leur utilisation du canal Internet est peut-être un peu moins au niveau que les autres canaux mais sans pour autant décrocher. Le site internet offre différentes portes d’entrées sur la communication de la marque avec au premier plan la possibilité de commander ses précieuses capsules.
Il existe tout de même un petit bémol dans l’univers Nespresso, c’est l’inévitable thème de la conscience du développement durable : dans le cas de Nespresso, cela sera difficile à défendre dans la durée ! C’est probablement le point faible stratégique du produit. En effet, Nespresso est une véritable référence du sur-emballage! Mais gageons que Nespresso travaille sur ce problème au-delà leur green marketing ECOLABORATION.

Homepage Nespresso
Coté BtoB, la marque est aussi très efficace : systématiquement présente sur les salons professionnels, ses hôtesses construisent ainsi une base de leads qui sont immédiatement traités par le call center Nespresso, le tout bien sûr en vente à distance.
Nespresso s’essaie aussi au marketing des réseaux sociaux, sans avoir encore pour le moment vraiment investit cette jeune matière.

Page contact BtoB nespresso

Mais Nespresso n’est pas non plus en reste sur l’écrit. Il se dit de plus en plus que l’écrit devient un média d’image et de communication et je souscris à cette vision. Et chez Nespresso, l’écrit est sans appel… il sublime le produit, avec un welcome pack tout simplement exceptionnel !

Welcome pack Nespresso
Pour finir notre tour des canaux utilisés par Nespresso, ne laissons pas de côté dans cette analyse le canal TV qui fait aussi l’exemplarité du marketing Nespresso.
Là encore, c’est du grand art : le produit et sa distribution sont montrés mais seulement en tant que composante de lieu et de temps d’une histoire mettant en scène l’acteur Georges Clooney.
Avoir choisi l’acteur le plus populaire auprès de la cible est bien vu, mais le tourner en dérision pour faire passer le message What else, c’est vraiment subtil !
Je pense que les scores d’agrément (pourcentage du public exposé aux spots ayant eu du plaisir à le regarder) et d’attribution (pourcentage du public exposé au spot capable de citer sans assistance la marque de l’annonceur) de la campagne Nespresso est aussi une référence toutes campagnes publicitaires confondues.
Pour le plaisir, je vous ai trouvé les versions cinéma des deux premiers spots Nespresso et je n’ai pas résisté à rajouter le 3eme spot de cette campagne !
Pour conclure je dirais que Nespresso va encore longtemps inspirer de nombreux marketeurs !
Faisons un peu de prospective … Cette semaine Microsoft a engagé un buzz sur ses futurs produits électroniques ; le projet courrier a retenu mon attention, une bonne occasion de jouer à « Madame Irma ».
Il est clair que l’industrie informatique est entrain de fourbir ses armes pour lancer la prochaine évolution des terminaux informatiques à écran tactile, les Tablets PC. Au regard du nombre de produits qui vont être lancés fin 2009 et courant 2010, il semble que les conditions soient maintenant réunies pour que les tablets PC s’imposent rapidement sur les marchés.
Dans un premier temps ces tablets vont relayer les netbooks et peut-être même se substituer à l’ordinateur principal pour les utilisateurs tournés exclusivement vers les usages du web et l’archivage de leurs photos. Pour d’autres utilisateurs en revanche, il viendra compléter leur équipement en tant que deuxième PC voir devenir un périphérique de leur ordinateur principal (écran secondaire, raccourci clavier, palette graphique…)
Mais si le tablet PC s’impose, on peut imaginer que ces terminaux tactiles vont modifier considérablement la donne du merchandising digital. Ce petit tease du projet « courrier » de Microsoft me laisse penser que la façon de construire son panier, de comparer les prix, d’aider les clients à choisir et découvrir les produits, ou encore de localiser leur distribution va conduire les marques à déployer des apps (applications) commerçantes en utilisant massivement les technologies rich media.
L’iPhone a déjà permis de constater une évolution significative des usages et de la réponse des marques à cette modification du comportement des utilisateurs, le tablet PC va amplifier et installer cette tendance en modifiant deux paramètres : l’ergonomie et le timing d’achat.
Passer de la souris à l’utilisation de ses doigts sur un écran tactile créera l’illusion de toucher, de manipuler le produit car cette nouvelle interactivité sera plus fluide, plus « naturelle ».Par ailleurs, la séparation sera plus nette entre le « temps du search » et « le temps de l’acte d’achat » car les utilisateurs de PC Tablet commenceront par installer des apps sur leur écran, et ne les utiliserons que dans un second temps.
Du coup le fondement du merchandising du « réel » : Ce qui est vu est prit, ce qui est prit est vendu reprendra le dessus sur celui du digital : Ce qui est trouvé est vu, ce qui est vu est cliqué.
David Siarri président 5eme Agence.



